Blague pour apprendre à conter…

Il y a fort fort longtemps, le monde était déjà tout petit. De nombreuses cités cosmopolites accueillaient des personnes de tous horizons, comme par exemple la ville de Troie où l’on trouvait côte à côte Troyens, Hittites d’Anatolie, Huns  d’Asie centrale, bonzes du Tibet…  Cette riche cité étaient réputée comme le carrefour du monde et savaient tirer parti du meilleur de chacun.

C’est pour nombreuses de ces raisons, qu’Attila, charpentier de son état, avait quitté son Asie centrale pour s’établir et mettre ses talents à disposition de la ville. Il s’était rapidement fait une excellente réputation pour magnifiquement travailler le bois avec seulement 5 scies, qu’il choisissait en fonction de l’essence, de la coupe demandée et de la finesse du travail.

Or, la porte d’Honneur de la ville était vieille et délabrée. Le conseil de la Cité décida de la remettre en état pour recevoir décemment les invités de marque. Il fit appel au meilleur charpentier au sein de la ville, Attila. Ce dernier accepta ce redoutable honneur.

Il y passa de jours et des jours, des semaines et des mois à scier, sculpter, charpenter et à tout ouvrage que son coeur lui demandait de faire.

Tout son travail se faisait sous la surveillance du gardien de la porte, un moine de la ville d’Houz, dont le monastère était perdu dans une vallée enfouie du Tibet inconnu. A son arrivée dans la ville, il prit place pour ses méditations sur le plus haut créneau de la plus haute tour de la porte d’honneur. Il y resta sans boire ni manger pendant de longs jours et força l’admiration des Troyens. Les conseils qui suivaient ses méditations étaient tellement avisés et appréciés des citoyens que le Conseil de la cité le nomma Gardien d’honneur permanent du principal huis de la ville.

Enfin, un jour radieux, Attila, toujours harnaché de ses scies,  estima que son oeuvre était achevée. Il avisa d’un regard fier le Gardien assis en tailleur au haut de l’huis et ostensiblement ouvrit puis ferma la porte afin de vérifier que tout fonctionnait à merveille.

Tout à son orgueil, il en avait oublié de prendre la clé avec lui et se retrouva donc enfermé devant la porte à l’extérieur de la cité, sous le regard du bonze.

Le sage moine tibétain vit sa déconvenu, eut pitié de cet homme dont la fierté du travail risquait d’être annihilée par le ridicule de cette situation.

Le bonze fit preuve de mansuétude l’air raisonna des mots suivants :

« Ouvrez, ouvrez à Attila, le Hun de Troie qu’a cinq scies, cet huis neuf », dit ce bonze d’Houz.



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